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Balades littéraires dans le Nord-Est Parisien - Scolaires


  • balade litteraire monceau
  • balade litteraire montmartre 2
  • balade litteraire montmartre 3
  • balade litteraire zola

Tarif à partir de : 205¤ / classe

possibilité de pique-niquer à proximité.

  • Base : 30 personnes maximum / guide
  • Durée : 1h30
  • Validité : tous les jours
  • Transports : accessible en transports en commun
A partir du cycle 4


Nos balades littéraires permettent aux élèves de relier les ½uvres étudiées en classe aux lieux emblématiques de Paris. Une approche vivante et concrète de la littérature, au c½ur des programmes scolaires.

Nous vous proposons plusieurs thèmes et lieux à découvrir sans modération.

Zola Au bonheur des dames

« C’était un magasin de nouveautés dont les étalages éclataient en notes vives (…) Deux figures allégoriques, la gorge nue et renversée, déroulaient l’enseigne : Au bonheur des dames. » Dès les premières pages de son roman publié en 1883, Emile Zola campe le décor de ce « grand magasin » qu’il situe place Gaillon. L’atmosphère empressée et l’insolente prospérité du lieu s’inspirent des Grands Magasins du Louvre créés en 1855 et qui, seulement dix ans après leur ouverture, emploient 2400 personnes ! Le quartier connaît depuis le début du Second Empire des transformations majeures, sous la conduite du baron Haussmann qui trace notamment l’avenue de l’Opéra et le boulevard qui porte son nom. Avec l’achèvement de l’Opéra en 1875, commence un âge d’or qui se poursuit jusqu’à la Deuxième guerre mondiale. Théâtres, enseignes de luxe, grands magasins, restaurants, institutions financières… le quartier de l’Opéra mène la danse et attise alors toutes les convoitises. Nous passerons devant le Printemps et les Galeries Lafayette. Le parcours se termine devant la gare Saint-Lazare, chef-d’½uvre d’architecture métallique, immortalisée par les peintres de l’époque et où débarque un matin d’octobre, Denise, l’héroïne de Zola, en provenance de son village normand…

Zola et le quartier des Halles

Aujourd’hui bétonné par des galeries marchandes et des boutiques de mode, réhabilité au début des années 2000, le « trou » des Halles laisse peu deviner ce que fut ce lieu au XIXsiècle… Laissons-nous guider par Emile Zola qui décrivit l’endroit dans son roman « Le ventre de Paris » en 1873 : enivré par les odeurs, il a voulu mêler dans son ½uvre la sensualité du parfum des fleurs aux relents tenaces de poisson et de viande. Fasciné par les constructions de Baltard, Zola s’émerveille face à cette « Babylone de métal, d’une légèreté hindoue, traversée par des terrasses suspendues, des couloirs aériens, des ponts volants jetés sur le vide ». Foisonnant de détails réalistes, grouillant de vie violente, confuse et passionnée, son texte nous ressuscite un monde disparu en 1969 au moment de la fermeture et du transfert des Halles de Paris à Rungis. 

Zola et les passages couverts

Aujourd’hui monde clos, havre de paix, lieux mystérieux, les passages couverts sont une innovation de l’urbanisme parisien du XIXème siècle. Là se retrouvait la bourgeoisie pour admirer et désirer les objets de luxe ou de pacotille offerts à la convoitise du chaland. Parcours déambulatoire des mondaines et des demi-mondaines en quête d’aventures, ces galeries offraient le spectacle permanent de la vie parisienne. Création purement parisienne, les passages couverts connurent leur apogée sous la Restauration grâce à l’essor de l’architecture métallique. Refuges pour les flâneurs qui s’y protégeaient de la pluie et des voitures, ils furent abandonnés sous le Second Empire car concurrencés par les Grands Magasins et devenus obsolètes face aux cathédrales d’acier et de verre qu’étaient les gares et les pavillons des Halles… Nous découvrirons les passages des Panoramas, Jouffroy et Verdeau sur les Boulevards puis les galeries menant au Palais-Royal (Vivienne, Colbert en fonction de son ouverture) et évoquerons ainsi l’extraordinaire effervescence de ces quartiers dans le courant du XIXe siècle.

 

Belleville et Romain Gary

C’est l’histoire de Belleville, un quartier populaire cosmopolite, détruit et modernisé depuis les années 1950. Entre le métro Couronnes et les hauteurs du parc de Belleville, le quartier revêt de multiples aspects : lacis de ruelles, ½uvres de street art, commerces de toutes nationalités (arabes, africains, chinois, chacun avec leurs règles) et bien sûr le poumon vert que constitue désormais le parc. Un quartier en pleine mutation, désormais très prisé, en voie de gentrification. C’est l’histoire aussi d'un petit garçon élevé par une ancienne prostituée, Madame Rosa, qui décrit avec ses mots le quotidien de son quartier, Belleville dans les années 1950, dans La vie devant soi. Un récit émouvant et riche sociologiquement, publié en 1975 par Romain Gary alias Emile Ajar, qui reçoit exceptionnellement et à la surprise de tous un second prix Goncourt sous ce pseudonyme.

 

Montmartre plume à la main

D’abord simple village de chevriers et de meuniers, Montmartre attire de nombreux artistes bohêmes à la fin du XIXe siècle par son esprit anarchiste et ses multiples cabarets. Renoir, Sisley, Picasso, Braque, Modigliani et tant d’autres y ont débuté ou s’y sont installés en tant qu’artistes confirmés. Mais Montmartre est aussi une terre d’écrivains et de poètes. Ceux, comme Gérard de Nerval, attirés par les sortilèges de cette Arcadie fantasmée à la fois proche et éloignée de la capitale, refuge escarpé des marginaux et des libertaires. Ceux de passage par les hasards croisés de l’existence, comme Verlaine et Rimbaud. Ceux fréquentant par goût et par amitié les inventeurs de la modernité au Bateau-Lavoir, tels Guillaume Apollinaire et Max Jacob. Ceux préférant la compagnie joyeuse et délurée du cabaret du Lapin Agile : Alphonse Allais, Georges Courteline, Roland Dorgelès ou Pierre Mac Orlan. Ceux qui y sont nés et qui ont nourri leurs textes des tendres souvenirs d’enfance, comme Joseph Joffo et Robert Sabatier. Ceux qui s’y sont établis aussi : Jacques Prévert ou Tristan Tzara par exemple. Et puis tous ces autres, multitude de Montmartrois de sang, d’adoption, de c½ur ou de circonstance, qui s’en sont servi de toile de fond : Carco, Simenon, Kessel, Céline, Marcel Aymé, Louis Nucéra ou encore Patrick Modiano… Oui décidément, dans les rues de Montmartre il coule autant d’encre que de peinture et de musique !


 Notre offre réservée aux scolaires et centres de loisirs.

Retrouver nos visites guidées pour les groupes adultes, ainsi que nos visites virtuelles.

Si vous êtes un particulier, voici toutes nos propositions de visites de Paris.


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