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Interview de Virgil Vernier - réalisateur du film "Mercuriales"

  • Les mercuriales de nuit - Porte de Bagnolet
  • Film de Virgil Vernier
  • Virgil Vernier réalisateur du film

Virgil Vernier est le réalisateur du film Mercuriales, son 2e long métrage... Il a accepté de répondre à nos questions sur son film qui se déroule en grande partie dans l'environnement des tours du même nom, à la Porte de Bagnolet.

Votre film prend pour titre un emblème un peu curieux du nord-est parisien, ces 2 tours isolées dans un environnement difficile de bretelles autoroutières, de tunnels… Pourquoi pendre pour cadre ces tours  ?

Il y a des millions de raisons, mais une des raisons est que ce sont des lieux que nous avons l'habitude de regarder comme des espaces sans valeur esthétique, incarnant une certaine laideur. J'ai grandi à côté de ces lieux, je les ai toujours vu comme des endroits qui recouvraient beaucoup de mystères presque de magies urbaines. J'aime ces lieux cachés où personne ne va, où on a l'impression qu'il y a une sorte de labyrinthe, où l'on peut se perdre, où il y a du danger, des aventures possibles. Je trouve que ces deux tours évoquent des choses assez étranges, mais si elles ont une fonction très précise, on dirait un totem d'une civilisation. En les voyant, on se pose la question de savoir pourquoi on a édifié ces tours, on a l'impression que c'est une forme presque antique comme les pyramides d'Égypte comme si on voulait célébrer quelque chose. Cet environnement crée un imaginaire dans un film, qui donne quelque chose à la fois d'inquiétant et de poétique.

Peu de cinéastes tournent encore en 16 mm. Pourquoi adoptez-vous ce format ?

Justement pour aller au bout de cet atmosphère magique, irréelle, atemporelle. Je voulais utiliser un support qui synchronise avec le monde actuel et donne l'impression que nous sommes dans une sorte de passé inconnu ou de futur proche et tout le film est baigné de cette ambiance un peu étrange grâce à la musique et à cette pellicule 16 qui est douce qui est floue, qui est un peu étrange.

Ce territoire a-t-il une importance particulière dans votre oeuvre ?

Quand on grandit dans un endroit on l'aime, même si on a de mauvais souvenirs. C'est le symbole de l'enfance, de l'innocence. Ce quartier je l'aime pour ce qu'il me rappelle et un état d'insouciance que j'avais à un moment de la vie. Après je ne vais pas en reparler dans d'autres films, ce serait bizarre d'avoir une obsession sur ce lieu, mais là j'ai vraiment été au bout de l'exploration de ce quartier, de certaines zones de banlieue qui y ressemble, une sorte de panorama de la banlieue actuelle.

Votre film est diffusé à Beaubourg, au Cin'Hoche à Bagnolet, au Méliès à Montreuil... A ce propos, pouvez-vous nous conseiller des lieux de sortie dans le Nord-Est Parisien ?

Ce que je trouve le plus intéressant est de se perdre, en vélo où à pied en partant de Clignancourt, de la Porte de Pantin ou de la Porte de Bagnolet. Il y a plein d'endroits qui ont une sorte de magie, qui sont fascinants...

Mercuriales de Virgil Vernier est sorti en salles le 26 novembre 2014

Et aussi, balades et cinéma en Seine-Saint-Denis

Mercredi 03 Décembre 2014 - 15:56

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