Vous êtes ici : Accueil  > Groupes  > 1/2 journée

Balades littéraires dans le Nord-Est Parisien pour les groupes


  • balade litteraire monceau
  • balade litteraire montmartre 1
  • balade litteraire montmartre 2
  • balade litteraire montmartre 3
  • balade litteraire zola

Tarif à partir de : 15 ¤ par personne

  • Base : 15 personnes minimum 30 maximum par guide
  • Durée : 1h30 minimum
  • Validité : Tous les jours
  • Transports :



Marchez dans les pas des écrivains et laissez la littérature vous révéler un autre regard de Paris.

Offrez à votre groupe une visite originale: une balade littéraire. Nous vous proposons de découvrir différents quartier de Paris sous le prisme des auteurs et de leurs ouvrages.

Simenon et le canal Saint-Martin

Né en 1903 et décédé en 1989, Georges Simenon est le créateur du célèbre commissaire Jules Maigret. Il est l’auteur de 193 romans et de 158 nouvelles ; le tirage de ses ½uvres dépasse les 500 millions d’exemplaires à travers le monde… Nous vous proposons de vous remémorer certaines de vos lectures. Passant du quai de Jemmapes au quai de Valmy nous évoquons les lieux, les personnages décrits dans différents romans, en particulier Maigret et le corps sans tête où l’on retrouve toute l’atmosphère grise et mélancolique des décors chers à Simenon à l’image des âmes complexes et teintées de gris elles aussi de ses personnages. Le parcours aborde également l’histoire du canal depuis son percement au début du XIXe siècle ainsi que celle du quartier avec l’hôpital Saint-Louis, l’ancien couvent des Récollets ou encore le célèbre Hôtel du Nord. Nous terminons la visite à hauteur du numéro 132 du boulevard Richard-Lenoir, l’immeuble mythique où le commissaire Maigret loge avec sa femme, au 3ème étage.

 

Zola et le quartier des Halles

Aujourd’hui bétonné par des galeries marchandes et des boutiques de mode, réhabilité au début des années 2000, le « trou » des Halles laisse peu deviner ce que fut ce lieu au XIXsiècle… Laissons-nous guider par Emile Zola qui décrivit l’endroit dans son roman « Le ventre de Paris » en 1873 : enivré par les odeurs, il a voulu mêler dans son ½uvre la sensualité du parfum des fleurs aux relents tenaces de poisson et de viande. Fasciné par les constructions de Baltard, Zola s’émerveille face à cette « Babylone de métal, d’une légèreté hindoue, traversée par des terrasses suspendues, des couloirs aériens, des ponts volants jetés sur le vide ». Foisonnant de détails réalistes, grouillant de vie violente, confuse et passionnée, son texte nous ressuscite un monde disparu en 1969 au moment de la fermeture et du transfert des Halles de Paris à Rungis. 

 

Zola et les passages couverts

« Nana adorait le passage des Panoramas. C’était une passion qui lui restait de sa jeunesse pour le clinquant de l’article de Paris, les bijoux faux, le zinc doré, le carton jouant le cuir. Quand elle passait, elle ne pouvait s’arracher des étalages, comme à l’époque où elle traînait ses savates de gamine, s’oubliant devant les sucreries d’un chocolatier, écoutant jouer de l’orgue dans une boutique voisine, prise surtout par le goût criard des bibelots à bon marché, des nécessaires dans des coquilles de noix, des hottes de chiffonnier pour les cure-dents, des colonnes Vendôme et des obélisques portant des thermomètres. » (E. Zola, Nana, 1880)

Aujourd’hui monde clos, havre de paix, lieux mystérieux, les passages couverts sont une innovation de l’urbanisme parisien du XIXème siècle. Là se retrouvait la bourgeoisie pour admirer et désirer les objets de luxe ou de pacotille offerts à la convoitise du chaland. Parcours déambulatoire des mondaines et des demi-mondaines en quête d’aventures, ces galeries offraient le spectacle permanent de la vie parisienne. Création purement parisienne, les passages couverts connurent leur apogée sous la Restauration grâce à l’essor de l’architecture métallique. Refuges pour les flâneurs qui s’y protégeaient de la pluie et des voitures, ils furent abandonnés sous le Second Empire car concurrencés par les Grands Magasins et devenus obsolètes face aux cathédrales d’acier et de verre qu’étaient les gares et les pavillons des Halles… Nous découvrirons les passages des Panoramas, Jouffroy et Verdeau sur les Boulevards puis les galeries menant au Palais-Royal (Vivienne, Colbert en fonction de son ouverture) et évoquerons ainsi l’extraordinaire effervescence de ces quartiers dans le courant du XIXe siècle.

 

Léo Malet et le quartier de la Gare de l’Est

Profondément marqué par la construction des gares du Nord (1846) et de l’Est (1849) et des aménagements qui en ont découlé, le sud du 10e arrondissement abritait jadis deux « enclos » célèbres : Saint-Laurent, siège d’une des plus grandes foires parisiennes jusqu’à la Révolution et dont l’église – méconnue – du XVe siècle garde seule le souvenir ; Saint-Lazare, ancien hospice de lépreux puis siège de la Congrégation de la Mission lorsque s’y installa saint Vincent de Paul, dont il ne subsiste presque rien. Nous vous invitons à (re)découvrir ce carré historique, aujourd’hui quartier populaire et bigarré, où l’on ne fait souvent que passer, en suivant les traces du détective Nestor Burma, créé par Léo Malet, dans l’une de ses enquêtes dans le Paris des années 1950. A l’effervescence des boulevards et de leurs salles de spectacles succèdent au détour des petits passages plus ou moins discrets les couleurs et les parfums des boutiques indiennes, le calme des anciennes cités industrieuses, le souvenir des dépôts des cristalleries et des faïenceries… Le bel urbanisme subtilement néo-classique du quartier Poissonnière laisse place ensuite aux deux gares toutes proches l’une de l’autre, séparées par la rue d’Alsace, étonnamment en surplomb des voies, et son célèbre escalier en fer à cheval.

 

Marigny et le quartier des Champs-Elysées

Peut-on imaginer Paris sans la place de la Concorde ? La Madeleine ? La grande percée des Champs-Élysées de la Concorde à Neuilly ? Mais aussi sans le Panthéon et le Théâtre de l’Odéon ? Sans l’Ecole Militaire ? Tout cela, nous le devons à Abel-François Poisson, marquis de Marigny (1727-1781). On a pourtant oublié cet homme de grande importance, conservant seulement la mémoire de son nom – ou de son titre plus exactement – avec le carré Marigny, l’avenue Marigny, le Théâtre Marigny, l’Hôtel Marigny.
Alors qui était Marigny ? Lorsqu’il découvre la cour, c’est un jeune provincial, sans titre, sans terre et sans soutien, si ce n’est l’amour inconditionnel de sa s½ur, la favorite du roi, la marquise de Pompadour. Elle a de grands projets pour lui. Grâce à elle, il s’instruit, voyage en Italie, s’entoure des esprits les plus brillants qui deviendront ses plus fidèles amis : le graveur Cochin et l’architecte Soufflot. À 23 ans, il est promu directeur général des Bâtiments du roi, charge prestigieuse mais écrasante. Vingt-deux ans plus tard, lorsqu’il quitte son ministère, Paris est transformé. Il a aimé, soutenu et protégé les arts et les artistes, apporté un goût nouveau, malgré des jalousies et de nombreux ennemis.

 

Belleville et Romain Gary

C’est l’histoire de Belleville, un quartier populaire cosmopolite, détruit et modernisé depuis les années 1950. Entre le métro Couronnes et les hauteurs du parc de Belleville, le quartier revêt de multiples aspects : lacis de ruelles, ½uvres de street art, commerces de toutes nationalités (arabes, africains, chinois, chacun avec leurs règles) et bien sûr le poumon vert que constitue désormais le parc. Un quartier en pleine mutation, désormais très prisé, en voie de gentrification. C’est l’histoire aussi d'un petit garçon élevé par une ancienne prostituée, Madame Rosa, qui décrit avec ses mots le quotidien de son quartier, Belleville dans les années 1950, dans La vie devant soi. Un récit émouvant et riche sociologiquement, publié en 1975 par Romain Gary alias Emile Ajar, qui reçoit exceptionnellement et à la surprise de tous un second prix Goncourt sous ce pseudonyme.

 

Le quartier Monceau et la famille Camondo

« On les appelait les Rothschild de l’Orient ». Arrivés à Istanbul au XVIIIe siècle, devenus banquiers des vizirs l’Empire ottoman, les Camondo s’installent à Paris en 1868, à la fin du Second Empire. Héritiers de la fortune familiale à la mort de leur père Abraham, Isaac et Moïse de Camondo développent un goût très aiguisé pour les arts et notamment pour le XVIIIe siècle. Plus collectionneurs que banquiers, Isaac lègue une part de sa collection au musée du Louvre tandis que Moïse fait construire le splendide hôtel particulier du 63 rue Monceau, inauguré à la veille de la guerre de 1914. A la fin du XIXe siècle, le quartier de la plaine Monceau est en plein essor, connaissant une urbanisation importante sous l’impulsion d’Haussmann et des frères Pereire. De grandes familles s’y installent, faisant construire de splendides demeures qui témoignent encore aujourd’hui de leur mode de vie et de l’histoire du quartier à la fin du XIXe siècle. Après la mort de son fils Nissim en 1917, Moïse de Camondo se replie sur ses collections et son hôtel particulier qu’il décide de donner à l’Etat.  Dans son livre, Le dernier des Camondo, Pierre Assouline retrace le destin de cette famille hors du commun.

 

Montmartre plume à la main

« Quand j'essaye de me rappeler les paysages montmartrois tels qu'ils étaient en 1900, je ne vois que des foins, jardins, et des maisonnettes déjà anciennes [...]. Des chaumières perdues dans d'immenses jardins un peu sauvages, des ruelles de sous-préfectures bourguignonnes et des prairies où l'on pouvait flâner. On pouvait ainsi se coucher dans les hautes herbes. » (Pierre Mac Orlan)

D’abord simple village de chevriers et de meuniers, Montmartre attire de nombreux artistes bohêmes à la fin du XIXe siècle par son esprit anarchiste et ses multiples cabarets. Renoir, Sisley, Picasso, Braque, Modigliani et tant d’autres y ont débuté ou s’y sont installés en tant qu’artistes confirmés. Mais Montmartre est aussi une terre d’écrivains et de poètes. Ceux, comme Gérard de Nerval, attirés par les sortilèges de cette Arcadie fantasmée à la fois proche et éloignée de la capitale, refuge escarpé des marginaux et des libertaires. Ceux de passage par les hasards croisés de l’existence, comme Verlaine et Rimbaud. Ceux fréquentant par goût et par amitié les inventeurs de la modernité au Bateau-Lavoir, tels Guillaume Apollinaire et Max Jacob. Ceux préférant la compagnie joyeuse et délurée du cabaret du Lapin Agile : Alphonse Allais, Georges Courteline, Roland Dorgelès ou Pierre Mac Orlan. Ceux qui y sont nés et qui ont nourri leurs textes des tendres souvenirs d’enfance, comme Joseph Joffo et Robert Sabatier. Ceux qui s’y sont établis aussi : Jacques Prévert ou Tristan Tzara par exemple. Et puis tous ces autres, multitude de Montmartrois de sang, d’adoption, de c½ur ou de circonstance, qui s’en sont servi de toile de fond : Carco, Simenon, Kessel, Céline, Marcel Aymé, Louis Nucéra ou encore Patrick Modiano… Oui décidément, dans les rues de Montmartre il coule autant d’encre que de peinture et de musique !

 

Retrouvez notre offre groupes.


Site par ID-Alizés