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1ere édition des Rencontres culturelles et créatives en Seine-Saint-Denis


  • rencontre culturelle 8 mars 2018 NTDM

Toujours soucieuse d’accompagner la promotion de l’offre culturelle du Nord-Est Parisien, l’équipe de Seine-Saint-Denis Tourisme a mobilisé ses partenaires culturels le 8 mars dernier à l’occasion d’une rencontre qui leur était dédiée. L'événement a été accueilli au Nouveau Théâtre de Montreuil et a permis à tout le monde, le temps d'une matinée, de prendre du recul, d’échanger sur des sujets concrets et de faire connaissance, en toute convivialité.

Avant de se retrouver autour d’un cocktail déjeunatoire, les participants ont ainsi eu la possibilité d’assister à l’une des trois tables-rondes proposées :

  • On parle de nous sur Youtube : Trouver des influenceurs, quels modes de collaboration ?
  • L’entreprise de la porte d’à côté : Comment travailler efficacement avec les acteurs locaux ?
  • Valorisons l’offre culturelle : le Nord-Est Parisien au-delà de son territoire

Nouveau Théâtre de Montreuil (c) Johanne

Table-ronde n°1 - On parle de nous sur Youtube

 Trouver des influenceurs, quels modes de collaboration ?

Intervenants :

Ronan Ynard, Youtuber de la chaîne Ronan au théâtre
Chloé Bruneau, Youtubeuse de la chaîne Muséonaute
Bernard Hasquenoph, Fondateur du blog Louvre pour Tous

Modération : Camille Alcover, CultureVeille.fr

@louvrepourtousÀ l’heure où la presse classique perd peu à peu son lectorat, le fait de travailler avec des influenceurs digitaux (et notamment des Youtubeurs) représente une véritable opportunité pour les établissements culturels de gagner en visibilité et de toucher de nouveaux publics.

Les influenceurs touchent leur propre communauté, souvent jeune, en communiquant sur un ton plus détendu, voire plus libre, que celui des institutions elles-mêmes. Pour ces dernières, travailler avec un influenceurs permet donc de gagner en proximité avec leurs publics. Pour que ce partenariat fonctionne, il est indispensable que le Youtubeur conserve son ton, sa ligne éditoriale. En effet, la confiance des audiences repose en grande partie sur l’indépendance de ces influenceurs digitaux. Il ne s’agit donc pas, pour les structures institutionnelles, de leur demander un BAT avant publication d’un article ou diffusion d’une vidéo.

Par ailleurs, produire des contenus digitaux (vidéo ou articles de blog) demande un investissement conséquent en temps et matériel. Les institutions doivent prendre conscience de la valeur du travail de ces Youtubeurs, et leur proposer des contreparties. Celles-ci (en particulier lorsqu’il s’agit de contribution financière) sont parfois difficiles à mettre en place : la place des youtubeurs au sein d’une stratégie plus générale de communication reste à établir.

Du côté des institutions, il y a donc une véritable nécessité de se professionnaliser dans leurs relations avec les Youtubeurs. Du côté des Youtubeurs, l’enjeu est de trouver un modèle économique viable, sans perdre en crédibilité aux yeux de leur communauté. Pour cela, un renouvellement constant du mode de collaboration est indispensable.

@RonanYd>> Suite au succès de la table-ronde du 8 mars 2018, la French Team a souhaité réunir une nouvelle fois les trois intervenants ! Revivez leurs échanges sur le site CultureVeille.fr – voir la vidéo 

Table-ronde n°2 - L'entreprise de la porte d'à côté

Comment travailler efficacement avec les acteurs locaux.

Intervenante : Victorine Grataloup, Directrice adjointe du CNEAI (Centre National Edition Art Image)

Vaste sujet que la collaboration entre un acteur culturel et une entreprise locale ! Il faut dire que cette collaboration peut prendre des formes variées et avoir des finalités différentes : il peut s’agir de trouver de nouvelles sources de financement, de créer du lien en dehors de l’institution, ou encore de permettre à des artistes de bénéficier de conditions matérielles plus propices à la création.

L’échange a débuté par la présentation du programme mis en place par le CNEAI. Celui-ci s’est installé à Pantin en septembre 2017 au sein des magasins généraux (nouveau siège de BETC). Dans le cadre d’un projet national de résidence d’artistes en entreprise, le CNEAI est un intermédiaire mettant en relation artistes et entreprises du territoire. 

(c) Sara FavriauZOOM SUR…  Sara Favriau a bénéficié d’une résidence d’artiste au sein d’une entreprise pantinoise fabriquant des boutons de façon artisanale depuis plus de 50 ans : la Compagnie Française du Bouton. En travaillant à partir de boutons déjà manufacturés, l’artiste a du repenser ses techniques de sculpteur pour imaginer une œuvre très organique. Cette résidence a été initiée par le CNEAI et a reçu le soutien de la DRAC IDF, du Ministère de la Culture et du Réseau Entreprendre 93. 

Les partenariats entre entreprises et artistes sont souvent soumis à l’intérêt personnel du chef d’entreprise pour la programmation d’un lieu culturel. Il existe par ailleurs peu de modèles de contrats et d’échelles de valorisation pour des partenariats. Ces freins limitent (voire empêchent) la compréhension de l’intérêt des deux parties.

Afin de créer des liens avec les entreprises, des pistes ont été abordées notamment avec les réseaux Entreprendre 93 et Entreprendre Paris ou encore Plaine Commune Promotion. Ces réseaux créent du lien entre des entrepreneurs ayant une connaissance des pratiques du mécénat ou du partenariat et les institutions culturelles.

Par ailleurs, les acteurs culturels constatent de façon générale un certain essoufflement de leurs actions auprès des Comités d’entreprises (ou, en tout cas, de leur efficacité). Il est donc nécessaire de créer d’autres relations avec ces interlocuteurs et d’imaginer des offres qui permettront aux salariés de profiter du dynamisme culturel du territoire.

Enfin, face au manque de ressources dont disposent les acteurs culturels pour développer ce type de partenariats, il apparaît pertinent de communiquer de façon commune.

Dans tous les cas, le message est clair : le dynamisme culturel du territoire passe aussi par l’investissement des entreprises locales.

Table-ronde n° 3

Valorisons l'offre culturelle du Nord-Est Parisien au-delà de notre territoire !

Intervenants :

Rozena Crossman, Rédactrice en chef adjointe de Gustave & Rosalie
Aube Lebel, Fondatrice de ClicMuse

Cette table-ronde a été l’occasion d’aborder un sujet que nous nous posons toujours au sein des services de communication : Comment se faire connaître au-delà de son territoire et attirer un nouveau public ?

Les deux intervenants de la table-ronde présentent des solutions intéressantes qui permettent de voir ces problématiques différemment.

Rozena Crossman est chef de contenu depuis deux ans chez Gustave et Rosalie (média digital), elle est également pigiste pour des médias français et anglophones. Pour Rozena devenir un lieu incontournable pour les personnes de passage à Paris nécessite d’avoir déjà une notoriété à l’échelle locale. « La majeure partie des médias internationaux sourcent leurs nouveautés auprès des médias français comme Gustave & Rosalie ou MyLittleParis. Si l’on veut être repris à l’international, il ne faut pas oublier les médias français. »

Comment parler aux médias comme Gustave & Rosalie, Time Out ou Le Bonbon ? Les médias numériques cherchent à se démarquer et à proposer du contenu pointu et la plupart du temps exclusif. Il faut donc avoir cela à l’esprit lorsque l’on prend contact avec eux. Sans quoi le partenariat peut vite se transformer en achat média.

L’achat média est utile pour aller à la recherche d’un nouveau public car il permet de s’appuyer sur l’expertise du média qui connaît parfaitement son public.

Aube Lebel a par la suite abordé la question de la diversification des publics. L’acquisition de nouveaux publics doit se faire de manière concentrique. En touchant en premier lieu la sphère locale, en sortant de l’institution et en créant du lien dans l’espace public. En été, il est par exemple plus facile de toucher de nouveaux publics avec une animation le long des canaux parisiens. ClicMuse a notamment créé le jeu Culture Game qui guide les participants à la découverte des lieux culturels sur le modèle de Pokemon GO. L’objectif est d’y créer une familiarité avec le spectateur / visiteur avant même de vouloir lui faire passer son contenu.

Aube Lebel a par la suite abordé la question des usages numériques au service des usages culturels ou comment s’appuyer sur les usages numériques des jeunes publics pour les intéresser à la culture. Elle souligne que le jeu est un levier d’attractivité puissant car il permet d’ouvrir un espace sans risque où tout le monde aime se laisser tenter. Il permet d’attirer l’attention, d’attiser l’intérêt, de rendre le public actif, tout en permettant la fidélisation.

L’initiative a été saluée par la quarantaine de participants et cette matinée d’échanges devrait être le point de départ d’un cycle de rencontres animées par Seine-Saint-Denis Tourisme pour ses partenaires culturels.

Un grand merci à nos partenaires : Nouveau Théâtre de Montreuil / La French Team

Mercredi 20 Juin 2018 - 11:19

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