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Lieux de création alternatifs


Le Nord-Est parisien foisonne de lieux artistiques et culturels : théâtres, salles de concerts, galeries d'art ou chapiteaux de cirque, la création est vive et omniprésente. Mais la création peut parfois apparaître dans des lieux plus étonnants, plus rares. Des lieux indépendants qui expérimentent de nouvelles formes artistiques contemporaines, des lieux hors normes, plus libres et engagés.

Notre visite de friches urbaines

Des lieux intermédiaires

Ces lieux hybrides se regroupent sous la mention de "lieux intermédiaires"car ils se situent à la frontière entre l'institution culturelle et le squat d'artistes.

Ce sont avant tout des lieux de travail et de résidence pour de nombreux artistes qui inventent de nouvelles formes de création.

Implantés sur un territoire, ils s'attachent à développer un projet local avec une attention particulière donnée à l'action culturelle et l'intégration des publics dans les programmes artistiques. Ils s'appuient sur une éthique du partage et du dynamisme collectif.

Laboratoire d'innovation, ces lieux artistiques et culturels indépendants accompagnent la création contemporaine vers de nouvelles voies et défendent la diversité.

La Villa Mais d'Ici

Installée au cœur d’Aubervilliers, la Villa Mais d’Ici est un pôle de création pluridisciplinaire à la fois artistique et technique autour des arts visuels et vivants. On y trouve des plasticiens, des compagnies, des arts de rue... Elle organise régulièrement des actions sur le quartier avec les habitants.

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Mains d'Œuvres

Installée dans le quartier des Puces, dans un immense bâtiment en briques de 4 000 m2, Mains d'Œuvres est un lieu de création avec de nombreux artistes en résidences, un lieu de diffusion avec des expositions, concerts, spectacles, ateliers et rencontres, un lieu de pratiques artistiques qui s'engage à transmettre la création au plus grand nombre.
 

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La Briche

Ce lieu atypique est situé à Saint-Denis dans un ancien site industriel de ferrailleurs. Réhabilité en ateliers d'artistes, La Briche accueille une soixantaine de créateurs et artisans – sculpteurs, designers, musiciens, costumiers, sérigraphes –. La Briche est un lieu autonome d'artistes travaillant et expérimentant la matière. Quelques temps forts comme La Briche Foraine permettent au grand public de le découvrir.

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Le Shakirail

Cet espace de travail artistique temporaire est installé rue Riquet, dans le 18e, dans les anciens vestiaires de la SNCF. Composé d'ateliers partagés, de salles de répétition, de studios de musiques, on y croise une soixantaine d'artistes de l'avant garde qui se partagent les espaces dans une émulation créative. À la différence de ses confrères, c'est un lieu éphémère.

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La Lutherie Urbaine

Installé dans un ancien entrepôt réhabilité à Bagnolet, La Lutherie Urbaine est un lieu hors norme dédié à la création musicale et à la recherche instrumentale, réalisée essentiellement à partir de matériaux recyclés et d’objets du quotidien. Soucieux de partager et transmettre leurs savoirs-faire, l'équipe et les artistes y organisent très régulièrement des expositions, stages, ateliers et rencontres.

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Le 6B

Lieu atypique de création et de diffusion artistiques et culturelles, le 6B est installé dans un ancien immeuble de bureau sur les quais de Saint-Denis, le long du canal.
Sur 3000m², il regroupe 80 ateliers d'artistes (architectes, musiciens, cinéastes, graphistes, artisans, street artist) et organise de nombreux événements artistiques et festifs.

 

La Nef

La Nef - Manufacture d'utopies est implantée depuis 2007 dans une ancienne briquetterie à Pantin. Lieu de création dédié aux arts de la marionnette contemporaine, on y trouve un atelier de fabrication des marionnettes, un plateau d’écriture, une scène de répétition... La Nef accueille des projets en résidence et transmet au grand public à travers des stages et des ateliers. La Nef est également un lieu de diffusion avec ses sorties de résidence et spectacles (certains spectacles de marionnettes sont gratuits).

Ateliers d'artistes et lieux de fêtes éphémères

Le nord-est parisien connait plusieurs projets importants de réhabilitation du territoire. Des lieux laissés à l'abandon, anciennes gares, usines désaffectées, etc. sont occupées par des collectifs festifs, musicaux et artistes, en attendant leurs nouveaux usages.

Grand Train, ex-Ground control

L'ancien centre de dépôt SNCF de La Chapelle a accueilli durant l'été 2015 "Ground Control". À l'été 2016, le site de maintenance accueille "Grand Train". Le site est à la fois un lieu éphémère qui accueille de nombreux événements – ateliers, cours de sport, concerts, marché de créateurs... – et une exposition temporaire des chemins de fer français.

Visiter Grand train avec un cheminot

La Halle Papin à Pantin

La Halle Papin à Pantin (93) accueille le collectif Soukmachines qui va gérer et animer cette ancienne usine avant sa réhabilitation. La Halle accueillera des artistes, musiciens, troupes de théâtre qui ont répondu à un appel à projet.

La Station, ancienne gare des Mines

Le site de l'ancienne gare des Mines, à porte d'Aubervilliers, accueille provisoirement le Collectif MU qui propose tout l'été des concerts en extérieur. Ce collectif musical électro s'est vu prêter le site de l'ancienne gare de Mines par SNCF Immobilier, dans le cadre de son projet de Sites Artistiques Temporaires.

Le Port de loisirs de Bobigny

Dans le cadre de l'Été du Canal, un Port de loisirs éphémère s'est installé tout l'été 2016 au bord du canal de l'Ourcq à Bobigny. Construit par le collectif d'architectes Bellastock et animés par différents collectifs artistiques, il a proposé chaque week-ends ateliers, concerts, pique-niques, activités pour les enfants...
 

Friches culturelles : la création au service d'un territoire

Les friches culturelles naissent de l'occupation de bâtiments délaissés ou d'usine désindustrialisées par des collectifs d'artistes. Ce mouvement est apparu au début des années 70 dans le nord de l'Europe et se répand en France principalement depuis les années 80.

Ces friches ou fabriques ou lieux intermédiaires, – la sémiologie pour ces lieux atypiques reste floue –, sont "héritières des formes de contestation sociale et politique de cette époque, celles-ci se sont longtemps voulues exemplaires d'une circulation entre processus artistiques et autres dimensions de la vie sociale"*.
Ces espaces, que l'on ne peut qualifier de squat – puisqu'ils occupent légalement les espaces – ne font pas non plus partie des lieux culturels plus "institutionnels" dont le processus artistique est en grande partie subventionné.

Ces lieux alternatifs, au sens où ils proposent quelque chose d'autre, expérimentent de "nouvelles modalités d'inscription de l'art dans la société"* et explorent de nouvelles esthétiques. Les "fabriques" ont une véritable dimension sociale, elles s'inscrivent dans leur environnement, montent des projets avec les populations et s'associent, en général, à l'écosystème du territoire dans lequel elles évoluent.

La Seine-Saint-Denis et le nord-est parisien riches en bâtiments en cours de reconversion, disposent d'un terreau particulièrement fertile d'où émerge ce type de projets. Il constitue une véritable alternative et contribue à faire de cette zone un laboratoire d'émergence artistique plus proche des populations locales.

* Philippe Henry "Les friches culturelles d'hier à aujourd'hui : entre fabriques d'art et démarches artistiques partagées"


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