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Saint-Ouen

Entre la Seine et la Plaine-Saint-Denis, Saint-Ouen avec ses 39 722 Audoniens ajoute aux plaisirs du tourisme classique un patrimoine industriel qui intéresse aujourd’hui un public croissant. La renommée de son marché aux puces n’est plus à faire…

L'origine du nom vient de Saint-Ouen, évêque de Rouen, décédé dans la villa royale de Clippiacum habitée par Dagobert. Au pied des fortifications, s'installèrent avant la Guerre de 1914 les premiers chiffonniers, les biffins. On y vendait de tout, chaque dimanche matin. D'où ce nom de marché au Puces. Autour de ces marchés, galeries ou entrepôts se sont développés au gré des locaux disponibles, de part et d'autre de la rue des Rosiers. Les bistrots où l'on chante les gouaillantes du vieux Paris aliment la vie du marché. Il est indispensable de faire une halte au café Django Reinhardt.

En suivant toujours l'axe de la Plaine Saint-Denis, l'Espace 1789, au coin de la rue Alexandre-Bachelet, offre aux cinéphiles, en plus des films, des expositions permanentes, conférences, spectacles et concerts. Terminer ce circuit par l’avenue Gabriel-Péri pour visiter l'église Notre-Dame du Rosaire , qui s'inscrit dans un courant artistique tourné vers le Moyen Age et plus particulièrement le style roman. Sur la place de la République, voir l'Hôtel de ville, construit en 1866-1868 par l'architecte Lequeux. Les peintures murales, salle du Conseil, ont été réalisées par Gervais en 1917. Face à la mairie, le bâtiment de l'ancienne Banque de France abrite désormais le centre administratif et social, aménagé en courbe par l'architecte Stakier. En contournant l'Hôtel de ville, le collège Jean Jaurès, construit par Mancel en 1933-1934 présente une architecture typique de l'entre-deux-guerres dont la brique était le matériau de base.

Au 9, rue Diderot, la piscine Auguste-Delaune, connue pour son fameux bassin d'été intégré au milieu de gradins et d'une vaste colonnade circulaire. Sur le mur droit, à l'intérieur de la piscine, un bas-relief du sculpteur Bancel. De la place de la République,
prendre le boulevard Jean-Jaurès. Remarquez le n°74 ; façades de brique (à l'exception des linteaux des fenêtres), corniche soulignant le cinquième étage, fenêtres surmontées de frontons composites. Tourner à gauche dans la rue du Landy. Au 40, maison du XIXe siècle édifiée à la manière des villas italiennes. Moulures et sculptures de motifs ornementaux repris dans la frise qui court au-dessus de la corniche. Faire un crochet par la rue Soubise, où, au 27, un riche propriétaire terrien a fait bâtir en 1907 deux maisons jumelles accolées pour son fils et sa fille.

Revenir rue du Landy que l'on suit jusqu'à la place d'Armes. Prendre à droite la rue Saint-Denis et à gauche la rue des Châteaux. Le 3 de la rue Fernand-Hainaut abrite l'école d'ingénieurs du CESTI, à l'emplacement de la "Noble maison" fondée par Jean-le-Bon en 1351. Jacques Necker, directeur général des Finances de Louis XVI, achète une partie du domaine en 1770 pour en faire sa résidence de campagne. Sa fille Germaine (1766-1817), qui deviendra la célèbre baronne de Staël, vécut à Saint-Ouen dans cette demeure héritée de son père. Terminer la visite du quartier par l'Eglise Saint-Ouen-le-Vieux, rue du Planty.

Autre promenade. Longer la Seine en passant devant le pont de Saint-Ouen. Admirer au passage l'architecture aérienne du Palais des sports de l'Ile des Vannes. Quai de Seine, pénétrer dans le jardin des serres municipales. Un sentier botanique a été aménagé, le long d'un bassin étage sur trois niveaux, avec cascade. Le chemin bordé par le soubassement de l'ancien rempart de la ville, conduit au parc Abel-Mézières et mène jusqu'au Château de Saint-Ouen. Le bâtiment d'origine du XVIIe siècle, aujourd'hui Musée municipal abrite des documents de l'histoire locale. ainsi qu 'une importante collection d'œuvres
d'art: contemporain, signées Bourdelle, Germaine Richier, Gromaire, Fernand Léger, Pignon, Jean-Lurçat ou Picart le Doux. Au 104 rue du Dr Bauer, l'église du Sacré-Cœur recèle une décoration intérieure confiée au peintre Boris Metstcherski et à Maurice Denis (1870-1943), l'un des fondateurs des Ateliers d'an sacré en 1913. Le fameux stade Bauer, terrain de l'équipe de football du Red-Star vaut le détour. L'usine Citroën est installée rue du Capitaine Glarner depuis 1919. Le constructeur automobile y avait acheté l'ensemble des bâtiments construits en 1848 par l'industriel et inventeur Marie-Joseph Farcot, qui avait implanté en cet endroit une fabrique de machines à vapeur. Rue Godillot, on trouve l'ancienne gare. il est encore possible de se promener le long des anciennes voies ferrées.

 


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