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Parc et jardin > Parc de la poudrerie de Sevran

Parc de la poudrerie Le parc de la Poudrerie, créé en 1980, englobe les bois départementaux de la Tussion et des Sablons pour constituer un poumon vert de 137 hectares. Il conserve encore quelques vestiges de la Poudrerie nationale, créée en 1867. Lieu de mémoire d’un siècle d’activités poudrières converti en parc de détente et de loisirs, il possède par ailleurs un patrimoine bâti particulièrement riche. La présence de nombreux espaces ouverts herbacés et de nombreuses mares abritent une faune et une flore très riches.

Depuis janvier 1999, la gestion du parc est dévolue à l’Agence des Espaces Verts de la région Ile-de-France. Classé en « zone naturelle d’intérêt écologique floristique et faunistique » (ZNIEFF) par le ministère de l’Environnement et le secrétariat « faune et flore » du Muséum d’Histoire Naturelle, le Parc Forestier de la Poudrerie possède des atouts incontestables par la grande richesse de son milieu naturel (faune et flore), ses étangs et ses fossés, sa zone nature, le canal de l’Ourcq ainsi que son patrimoine bâti, dont les quelques bâtiments qui ont pu être sauvés de la démolition et représentent les vestiges de l’activité industrielle passée de l’ancienne poudrerie.

La gestion directe du parc de la poudrerie a été reprise par le Département de la Seine-Saint-Denis depuis le 1er janvier 2011 après 11 ans de gestion par l’Agence des Espaces Verts de la région d’Ile-de-France et 20 ans d’entretien par l’Office National des Forêts. Diverses animations sur la faune et la flore dans le parc de la Poudrerie pour tous les âges sont organisées tout au long de l'année.
Plan du parc de la poudrerie de Sevran - ©parcsinfo.seine-saint-denis.fr (DNPB) 

Une flore ancienne et diversifiée

Le site Internet de la Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique nous révèle les espèces, végétaux et animaux, recensés dans le parc de la Poudrerie. Les boisements sont essentiellement de type chênaie-charmaie avec de vieux chênes sessiles, des châtaigniers et des charmes. On y trouve également des hêtres, des érables, des aulnes, des saules et même quelques conifères comme des pins maritimes. Le massif boisé est entrecoupé de nombreuses allées, souvent très anciennes, vestiges du domaine de La Poudrerie et maintenant bordées de noyers d'Amérique, de marronniers, de tilleuls et de platanes. Les peuplements arborifères, diversifiés et anciens, ont été rajeunis après la tempête de 1999. Le milieu boisé abrite trois étangs permanents ainsi que des mares temporaires. Les zones de prairies, souvent rases, contrastent avec les deux autres milieux.

La faune du Parc Forestier National

On trouve dans cette ancienne forêt de Bondy de nombreuses espèces déterminantes pour la création d’une ZNIEFF en Île-de-France. Ainsi, les vieux peuplements forestiers favorisent la présence d’un coléoptère mangeur du bois mort, le Grand Capricorne (Cerambyx cerdo). Idem pour le clyte mystique (Anaglyptus mysticus), un longicorne excessivement rare en Île-de-France, que l’on trouve dans le bois de la Tussion. Il se rencontre dans divers feuillus, et notamment sur les aubépines. Le site de la Tussion héberge également la grisette ou hespérie de l’Alcée (Carcharodus alceae), petit papillon typique des prairies sèches, qui pond sur les fleurs de la famille des mauves. C’est une espèce assez rare et dispersée qui, elle aussi, est déterminante pour la création de ZNIEFF en Île-de-France. Quant aux prairies sèches, elles sont bénéfiques à plusieurs espèces d’odonates (ordre d’insectes qui comprend les libellules) et de lépidoptères (papillons) dont le demi-deuil (Melanargia galathea).

Les mammifères inventoriés sur le site sont relativement communs en milieu forestier comme la martre (Martes martes) ou sont cosmopolites comme la fouine (Martes foina) ou la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus). Cependant, deux espèces de chiroptères (de la famille des chauves-souris), communes en France mais plus rares en milieu urbain, ont été repérées, à savoir le murin de Daubenton (Myotis daubentonii) et le murin à moustaches (Myotis mystacinus). Ces trois espèces de chiroptères témoignent d'une présence conséquente d’insectes dans l'emprise du Parc.

Les habitants des milieux humides

Un autre intérêt de la ZNIEFF concerne le réseau de mares anciennes conforté par plusieurs plans d’eau, ornières et fossés, et qui constitue un habitat très rare en milieu urbain. Ainsi, les mares temporaires du bois de la Tussion sont favorables à plusieurs amphibiens (absence de poissons), notamment des tritons. Certaines d’entre elles accueillent simultanément le triton palmé (Triturus helveticus), le triton ponctué (Triturus vulgaris) et le triton crêté (Triturus cristatus). Les effectifs sont parfois de l’ordre de plusieurs dizaines pour les deux premières espèces, la troisième étant plus rare sur le site. Ces trois espèces sont protégées par la Loi française. Les amphibiens sont également présents sur les étangs permanents du Parc de Sevran à savoir la mare au Martin-pêcheur, la mare en croissant et la mare à l'îlot. Les espèces recensées sont : la grenouille agile (Rana dalmatina), la grenouille verte (Rana sp.), le triton palmé (Triturus helveticus) et la salamandre tâchetée (Salamandra salamandra).

Des oiseaux omniprésents ou de passage

Les boisements de la ZNIEFF hébergent une avifaune nicheuse relativement intéressante au niveau régional, voire assez remarquable pour le département de la Seine-Saint-Denis. Le pic mar (Dendrocopus medius) qui niche régulièrement sur le site (3 couples en 2007) et le pic noir (Dryocopus martius) dont 2 couples nicheurs ont été observés en 2007 à proximité du Pavillon Maurouard. Ces deux espèces sont respectivement considérées comme rares et peu communes.

D’autres espèces présentent également un intérêt pour un site situé en zone urbanisée : le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) et l'épervier d'Europe (Accipiter nisus). Ces oiseaux sont régulièrement observés sur le site (2002, 2003, 2004) et leur nidification a été observée à plusieurs reprises.

L'hirondelle rustique (Hirundo rustica) qui est considérée en déclin au niveau national et classée dans la liste rouge des oiseaux menacés peut être aperçue dans le Parc Forestier National. Le roitelet triple bandeau (Regulus ignicapillus) et le pigeon colombin (Columba oenas), présent également, sont considérés comme peu communs en Île-de-France. Enfin, le martin pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) a été observé de passage au sein du bois de la Tussion.

Lieu
Parc forestier de la Poudrerie
Allée Eugène Burlot
93410
VAUJOURS
48.935836 , 2.561505

Accès Bus : 623, 618, 147 depuis Sevran/Livry
RER : B, direction Mitry Claye, Sevran Livry ou Vert Galant
Route : N3

web parcsinfo.seine-saint-denis.fr

mél poudrerie.animation@cg93.fr

 
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Lieu Parc forestier de la Poudrerie : événements

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