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Les anciens établissements Johnson à la Courneuve


Usine Johnson à la CourneuveLa mise en place de l'infrastructure ferroviaire Nord et Est est décisive quant à l'installation des grandes usines de métallurgie et de mécanique dans notre département. La ligne Paris-Soissons permet, grâce à l'ouverture de la gare d'Aubervilliers-La Courneuve, en 1885, l'expansion industrielle du Bourget, de Drancy, du Blanc-Mesnil, d'Aulnay-sous-Bois et de La Courneuve. C'est le cas pour les établissements Johnson.

Un jeu de bichromie de briques pour la façade

Les établissements Johnson, fabricant de machines-outils destinées aux professionnels de la confection et à ceux de la fabrication des chaussures, quittent Paris et s'implantent, en 1907, à La Courneuve, le long des voies ferrées auxquelles ils se relient par un embranchement particulier. Pour concevoir l'architecture de son usine, Alfred Johnson s'inspire de ce qu'il a vu lors d'un voyage aux Etats-Unis. L'organisation de l'espace permet la rationalisation de la production. Un premier bâtiment parallélépipédique, à la structure en fonte, est édifié sur deux niveaux en façade sur rue avec, sur l'arrière, un atelier annexe, le logement du gardien et la salle des machines. En 1910, le bâtiment principal est rehaussé d'un troisième étage et raccordé à l'atelier annexe au moyen d'une passerelle.

La brique y est utilisée pour l'appareillage mais aussi pour la polychromie. Des pilastres en briques rouges rythment la façade tandis que les larges baies vitrées sont surmontées de motifs en briques beige. L'entreprise qui employait 64 ouvriers en 1909 double ses effectifs avec 150 salariés en 1914, après s'être approprié le marché français des machines à coudre anglaise Jones.

Les Aciéries de Champagnole fournissent la matière première à la société Mécano, sa voisine

Les Aciéries de Champagnole, fondée en 1788 dans le Jura, par la famille Muller, reprennent le site de Johnson en 1920 pour y installer un dépôt d'acier, un atelier de rectification pour le calibrage des barres, une section de traitement thermique et le service commercial. Selon les années, les aciéries emploient de 62 à 105 personnes. Le fondateur des Aciéries de Champagnole, Paul Faber, se trouvant être également l'administrateur-directeur de l'entreprise voisine, Mécano, celle-ci va tout naturellement se procurer les aciers spéciaux, qu'elle utilise depuis son installation à La Courneuve pour la fabrication de ses mèches américaines et ses outils de précision, aux Aciéries de Champagnole. Cette proximité entre matière première et chaîne de production permet une réduction importante des coûts et une meilleure gestion des stocks pour Mécano.

Depuis le départ de Champagnole, en 1981, le site n'a pratiquement pas subi de modification architecturale. Aujourd'hui, une partie de l'édifice est louée par la municipalité qui y a installé différents services municipaux comme une bibliothèque, une discothèque et un restaurant pour le personnel communal. Depuis 1984, le site est inscrit sur la liste des monuments courneuviens considérés comme patrimoine communal.

Les anciens établissements Johnson à la Courneuve

Les anciens établissements Johnson à la Courneuve
Rue Jules Ferry

93120 LA COURNEUVE
48.9260716 , 2.3922884999999496
 
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