|
|
L'été du canal, l'ourcq en fêtes
Les bals barges, bals flottants de l'Eté du canal
La grande nouveauté de cette année sont les bals barges, les bals flottants de l’Eté du Canal organisés chaque week-end du 21 juin au 30 août (de 15h30 à 19h30).
Le parquet de bal, équipé de deux moteurs, vogue sur le canal d’une commune à l’autre, jetant l’ancre chaque dimanche dans une ville différente. Sur cette grande scène (300 m²) flottante sur le canal, construite par l’association Constraste, la Baronne et son association Balapaname vous invitent aux bals barges : une manière originale de renouer avec la tradition des guinguettes au bord de l’eau.
Une occasion pour les groupes programmés de croiser leurs dièses avec une fougue joyeuse. Certains, à l'énergie incandescente, nous feront voyager du musette au manouche ; d’autres, chanteurs et musiciens déjantés, amoureux de la chanson française, feront renaître, en le « dépoussiérant », un répertoire connu de tous, parfois sans que nous en ayons conscience. Ces jeunes musiciens alterneront avec ivresse valses, rocks, tangos, rondes tsiganes. Se mêleront alors les danseurs confirmés, les débutants et les néophytes. Des « ambassadeurs » vous inviteront, dès l’ouverture du bal, à apprivoiser toutes ces danses.
Venez vous plonger dans un bal épris d’ailleurs, où la passion vous immerge dans une folie délirante !!! Le vertige, alors, a des accents poétiques et s’appelle valse musette, java, swing, tango… Une fièvre délicieuse vous saisit. Venez vous perdre !!!
Les bals flottants du canal sont des bals où l’on croise à coup sûr les musiques, les populations, les générations... et, qui sait, peut-être l’amour…


|
|
|
 |
Esprit de bal
Si vous demandez à un étranger de parler de Paris, il est fort probable qu’il évoque une image qui nous « cause » à nous aussi. Difficile en effet de ne pas penser à l’accordéon et au musette. Si on associe souvent l’image du bal à Paris, il existe aussi dans les campagnes. Il est en effet citadin autant que rural. Il faut remonter à 1715 pour rencontrer les premières guinguettes établies alors à Paris intra muros. Très vite, pour des raisons de taxes, on les retrouve dans les faubourgs, on dirait aujourd’hui la banlieue. On y mange, on y boit un petit vin appelé le guinguet et, bien sûr, on y danse.
Cette tradition perdurera à travers les siècles. Et si le bal est populaire, il balance aussi ses accords à Versailles, à l’Opéra… Toutes les couches de la société ont leur bal, qui a une fonction sociale indéniable. Le bal que nous connaissons le mieux est celui raconté par nos grands-parents. Les congés payés lui ont permis un essor sans précédent. Le cinéma d’avant-guerre, la littérature (Francis Carco, Pierre Mac Orlan…) ont témoigné par leur art de cette ambiance des bals de faubourg et des petits bals de parquet.
Marlous et gigolettes…
Quelques années ont passé depuis que la musique a envoûté le plancher parisien… Le bal est devenu le lieu de toutes les intrigues et de tous les règlements de comptes des stratèges du trottoir...
Imaginez un peu le tableau : gros durs tatoués, gigolos, petites frappes… S’ils sévissent en séducteurs au dancing, c’est pour mieux attirer leurs gagneuses en maison. Leurs proies ? danseuses, gouailleuses, marchandes de fleurs ou de poissons, amoureuses, filles perdues, chanteuses des rues...
Après la guerre, bien que la chanson réaliste fasse encore guincher nos gros durs, ils ne résistent pas longtemps à l’envie de faire danser leurs belles cailles sur ces airs entraînants venus de l’autre côté de l’Atlantique. Très vite la Libération nous apporte le swing, qui se mêle joyeusement au musette. Le bal aura résisté à la guerre et, s’il change complètement, c’est pour mieux s’adapter aux nouvelles musiques et aux nouveaux publics.
Il n'y a pas si longtemps, on guinchait dans les faubourgs, les cafés et sur les places... Aujourd'hui le bal continue à séduire toutes les générations. Quel bonheur de guincher ! C'est un vertige qui risque de vous surprendre... D'une danse à l’autre, chaque instant ressemble à une promesse de bonheur.
La Bàronne |
|
|
 |
|
|