Seine-Saint-Denis Tourisme

Les bals barges « Dansez sur l'eau ! »

Les bals barges, les bals gratuits de l'été du Canal font leur retour en 2013 !

Dans le cadre de l’ÉTÉ DU CANAL, Les Bals Barges de l’édition 2013 vous proposent une programmation particulièrement variée. Depuis cinq ans, ce moment de guinche festive, a redonné au bal sa vocation naturelle, celle de la rencontre spontanée et sincère.
Chaque samedi ou dimanche, du 29 juin au 25 août, La Bâronne d’Paname et l'association Balajoie vous invitent à guincher sur les berges des canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis. Au programme, des groupes fougueux et joyeux renouant avec l’esprit du bal populaire. Si certains artistes, amoureux du bal de nos aïeux réinterprètent à leur manière un répertoire connu de tous — parfois même sans en avoir conscience — d’autres, à l’énergie incandescente, vous inviteront à voyager du rock’n roll au notes d’airs balkans...

Tous ces artistes alterneront avec ivresse valses, rocks, tangos et rondes tsiganes. Se mêleront alors les danseurs confirmés, les débutants et les néophytes. Des «ambassadeurs» vous inviteront, dès l’ouverture du bal, à apprivoiser toutes ces danses. Venez vous plonger dans un bal épris d’ailleurs, où la passion vous immerge dans une folie délirante !!! Le vertige, alors, a des accents poétiques et s’appelle valse-musette, java, swing, tango, rock, rondes, parfois teintés de sonorités beat ou electro... Une fièvre délicieuse vous saisit. Venez vous perdre !!! Les Bals Barges sont des rendez-vous où l’on croise à coup sûr les musiques, les populations, les générations... et qui sait, peut-être l’amour...


La Bâronne d'Paname

 

Esprit de bal

Bals barges de l'étéSi vous demandez à un étranger de parler de Paris, il est fort probable qu’il évoque une image qui nous « cause » à nous aussi. Difficile en effet de ne pas penser à l’accordéon et au musette. Si on associe souvent l’image du bal à Paris, il existe aussi dans les campagnes. Il est en effet citadin autant que rural. Il faut remonter à 1715 pour rencontrer les premières guinguettes établies alors à Paris intra muros. Très vite, pour des raisons de taxes, on les retrouve dans les faubourgs, on dirait aujourd’hui la banlieue. On y mange, on y boit un petit vin appelé le guinguet et, bien sûr, on y danse. Cette tradition perdurera à travers les siècles. Et si le bal est populaire, il balance aussi ses accords à Versailles, à l’Opéra… Toutes les couches de la société ont leur bal, qui a une fonction sociale indéniable. Le bal que nous connaissons le mieux est celui raconté par nos grands-parents. Les congés payés lui ont permis un essor sans précédent. Le cinéma d’avant-guerre, la littérature (Francis Carco, Pierre Mac Orlan…) ont témoigné par leur art de cette ambiance des bals de faubourg et des petits bals de parquet.

Marlous et gigolettes…
Quelques années ont passé depuis que la musique a envoûté le plancher parisien… Le bal est devenu le lieu de toutes les intrigues et de tous les règlements de comptes des stratèges du trottoir... Imaginez un peu le tableau : gros durs tatoués, gigolos, petites frappes… S’ils sévissent en séducteurs au dancing, c’est pour mieux attirer leurs gagneuses en maison. Leurs proies ? Danseuses, gouailleuses, marchandes de fleurs ou de poissons, amoureuses, filles perdues, chanteuses des rues... Après la guerre, bien que la chanson réaliste fasse encore guincher nos gros durs, ils ne résistent pas longtemps à l’envie de faire danser leurs belles cailles sur ces airs entraînants venus de l’autre côté de l’Atlantique. Très vite la Libération nous apporte le swing, qui se mêle joyeusement au musette. Le bal aura résisté à la guerre et, s’il change complètement, c’est pour mieux s’adapter aux nouvelles musiques et aux nouveaux publics. Il n'y a pas si longtemps, on guinchait dans les faubourgs, les cafés et sur les places... Aujourd'hui le bal continue à séduire toutes les générations. Quel bonheur de guincher ! C'est un vertige qui risque de vous surprendre... D'une danse à l’autre, chaque instant ressemble à une promesse de bonheur. La Baronne

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