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Le concept des cités-jardins

Interpellé par le développement incontrôlé des villes, Ebenezer Howard, théoricien anglais, propose une alternative réfléchie et maîtrisée. Cet utopiste, visionnaire, socialiste, conceptualise les « garden cities ». Il décrit notamment son projet dans un ouvrage sorti en 1902 : « Garden City of To-morrow ».

A gauche : Diagramme des trois aimants (E. Howard)
A droite : Quartier et centre de cité-jardin (E. Howard)

Il élabore un projet concret de ville rationnelle et hygiéniste, située à la campagne, offrant un équilibre entre emplois et habitations, agriculture et industrie. Dès 1903, Howard cherche à mettre en application ses principes urbanistiques, en réalisant la cité-jardin de Letchworth, à 60 km au nord de Londres, ville dont les plans seront réalisés par Barry Parker et Raymond Unwin.

Cité-jardin de Letchworth

En 1919, il renouvelle l’expérience et crée Welwyn, d’après les plans de Louis de Soissons. À la même époque en France, le Musée social, fondation privée investie dans les questions sociales, s’approprie et diffuse le concept de cité-jardin. Georges Benoît-Lévy (1880-1970), juriste et journaliste de métier, suite à un séjour en Angleterre à la demande du Musée social, publie son ouvrage fondateur « La Cité-jardin », en 1904. Le modèle britannique est adapté ; il ne s’agit plus de créer des villes ex-nihilo. Les premières cités-jardins sont conçues comme de nouveaux quartiers se greffant aux bourgs existants.

Ainsi, la cité-jardin, en France, se caractérise essentiellement par un ensemble de logements sociaux individuels ou collectifs, locatifs ou en accession à la propriété, avec aménagements paysagers et jardins autour de l’habitat. Elle comprend, dans la plupart des cas, des équipements collectifs (école, crèche, commerces, maison commune voire église).

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