seine saint denis

Lignes de métro et du tramway

L'exploitation des lignes de métro et du tramway

Loin du métro, boulot, dodo…

Tous les matins et tous les soirs wagons, quais, couloirs, défilent. Jongler d’une ligne à l’autre est une gymnastique quotidienne pour des milliers de voyageurs qui espèrent qu’aucun accro aura lieu sur leurs parcours. Calés sur les rails du train-train, les stations passent une par une sur un rythme inchangé. Pourtant, toute une organisation bien rôdée se trouve derrière chaque train qui circule. Conducteur, chef de manœuvre local, chef des départs, mécaniciens…, scrutent, supervisent, régulent, diagnostiquent pour intervenir à la moindre anomalie.

Le poste de commandement centralisé : le cerveau du métro

Prendre le métro est un acte quotidien pour des milliers de personnes ; l’objectif pour chacun est d’arriver à bon port dans les plus brefs délais. Véritable tour de contrôle, le poste de commandement centralisé (PCC) est chargé de contrôler le trafic des trains sur une ligne. Sans lui, aucune circulation ne serait possible.

Au PCC, les lignes de métro sont représentées sur un grand tableau électronique. Le déplacements des trains est symbolisé par un trait lumineux. Devant ce tableau, une personne surveille : c’est le chef de régulation de la ligne. Il peut parler avec tous les conducteurs. En cas d’incidents, il les aide et organise la marche des autres trains pour limiter les retards.

Opérationnels 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, les PCC permettent de résoudre les problèmes d’exploitation, de fournir les indicateurs nécessaires à la qualité de service et à l’information du personnel et des voyageurs. Mise en service le 19 juillet 1900, la ligne 1 a toujours été à la pointe l'innovation. D’une longueur 16,6 km, elle traverse Paris d'est en ouest où près de 230 millions de voyages par an sont effectués. Aujourd’hui, elle est en passe d'être entièrement automatisée. Crée en 1967 et entièrement modernisé en juin 2010, le poste de commandement centralisé de la ligne 1 reçoit les toutes informations. Les agents observent le trafic, en particulier les 954 portes de quai avec la circulation des trains. C'est au PCC que les données en temps réel convergent : la localisation des trains, l'ouverture des portes de façades quai... Une prouesse technologique!

Afin de transporter près de 600000 voyageurs par jour dans les meilleures conditions, la ligne 13, une des plus chargées du réseau métropolitain, est dotée d’un super poste de commandement centralisé depuis 2008. Cet équipement est exclusivement dédié à la circulation des trains et à la sécurité ferroviaire de cette ligne. Le PCC regroupe les moyens de commande, de contrôle, d’information, de supervision de régulation du trafic et de l’énergie électrique. Il assure les fonctions de départ des terminus, les fonctions de manœuvre des zone de garage des trains.

Terminus, tout le monde descend !

« Tous les passagers sont invités à descendre, ce train ne prend plus de voyageurs », à l’arrivée, le refrain est toujours le même… Pourtant, qu’y a t-il derrière l’organisation d’un terminus de ligne ? C’est le Poste de Manœuvre Local (PML) qui régule les trains sur une ligne en lien avec le Poste de Commandement Centralisé. Le responsable du terminus, le chef des départs, décide de l’envoi en ligne des trains et organise le travail des conducteurs avec le chef de manœuvre. Le départ des trains est prévu en fonction des caractéristiques de la journée et aux heures de pointe. Les conducteurs doivent  veiller à respecter le tampon de sécurité. Entre chaque station, il existe des sections tampon pour éviter toute collision ou tout incident entre deux trains. Chaque section est délimitée par des feux de signalisation qui ne doivent pas être franchis, s’ils sont rouges. En cas de problème, le Poste de Commandement Centralisé contrôle l’intervalle des trains et supervise la gestion des incidents pour rétablir un trafic régulier avec le Poste de Manœuvre Local. Ce dernier gère le bon fonctionnement matériels, dépêche des équipes et de l’information voyageurs. Au terminus, le train endommagé passe par les ateliers où les agents interviennent pour effectuer des réparations légères avant d’être envoyé à des ateliers de maintenances lourdes.

Chaque ligne de métro fonctionne sur le même schéma bien qu’il y ait des variations liées à la typologie de chacune : automatique, à double terminus, à forte affluence, à réseau étendu… La ligne 5, créée en 1906, prolongée jusqu’à Eglise de Pantin en 1942 puis jusqu’à Bobigny en 1995 est longue de 15 kilomètres. 86 millions de voyageurs empruntent cette ligne chaque année, elle se place en 10ème position de fréquentation sur les 16 lignes. La ligne 3bis, créée en 1971 longue de 1,7 kilomètres vient est en dernière position au niveau de l’affluence puisqu’elle compte environ 1,7 millions de voyageurs par an. Elle arrive en dernière position de par sa longueur et sa fréquentation.

La ligne 7 est l’une des plus longues du réseau. Avec ses 19,2 kilomètres, elle se place juste derrière la ligne 8 - 22 kilomètres -. Au terminus La Courneuve – 8 mai 1945, vous pourrez découvrir le Poste de Manœuvre Local, la tour de contrôle du terminus, où officient le chef de départ et le chef de manœuvre. Chaque jour 420 départs de train sont programmés avec jusqu’à 60 métros circulant simultanément sur la ligne. Aux périodes de pointe, l’intervalle entre chaque départ de train est de 105 secondes. Ce laps de temps, très serré, est nécessaire pour transporter les quelques 10 millions de voyageurs chaque mois. Dans les ateliers du terminus, les mécaniciens établissent les diagnostics de pannes et d’effectuent les réparations légères. Les rames réalisent une visite de sécurité tous les 6500 km et sont entièrement révisées tous les 32000 km dans des ateliers de maintenance dédiés. Au total, près de 1000 agents qui travaillent sur cette ligne.



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